Cocktail de phages pour les infections de plaies diabétiques causées par le MRSA
L’ulcère du pied diabétique (DFU) est une complication grave du diabète sucré. Staphylococcus aureus résistant aux antibiotiques est fréquemment isolé à partir d’infections de DFU. Les bactériophages (phages) constituent une alternative ou un complément à l’antibiothérapie. Nous décrivons ici l’efficacité d’AB-SA01, un cocktail de trois phages Myoviridae de S. aureus, fabriqué selon les normes actuelles de bonnes pratiques de fabrication (cGMP) et ayant fait l’objet de deux essais cliniques de phase I pour le traitement d’infections à S. aureus multirésistant (MDR).
Résultats
Les plaies des souris traitées avec une solution saline n’ont pas cicatrisé, mais se sont étendues et sont devenues inflammées, ulcérées et suppurantes. En revanche, le traitement par AB-SA01 a réduit la charge bactérienne avec une efficacité similaire ou supérieure à celle de la vancomycine. À la fin de la période de traitement, une diminution significative (p < 0,001) de la charge bactérienne et de la taille de la plaie a été observée dans les groupes traités par phages et par vancomycine, par rapport aux souris traitées avec une solution saline infectée. Chez les souris traitées par phages, la cicatrisation des plaies a évolué de manière similaire à celle observée avec la vancomycine. Aucune mortalité liée à l’infection n’a été enregistrée, et les examens post-mortem n’ont montré aucune lésion pathologique évidente en dehors des plaies cutanées. Aucun effet indésirable lié à l’utilisation des phages n’a été observé.
Conclusion
L’application topique du cocktail de phages AB-SA01 est efficace dans le traitement des infections de plaies diabétiques causées par S. aureus multirésistant (MDR), comme le montrent la réduction de la charge bactérienne et la fermeture de la plaie. Nos résultats suggèrent qu’un traitement topique par cocktail de phages peut être efficace dans le traitement des infections de DFU à S. aureus résistant aux antibiotiques.
Traduction de la source (plus de détails ci-dessous)
https://bmcmicrobiol.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12866-020-01891-8



