De nombreuses études précliniques et cliniques ont récemment démontré le rôle significatif de la phagothérapie dans le traitement des infections bactériennes multirésistantes. Toutefois, peu de chercheurs se sont concentrés sur la surveillance des effets secondaires induits par les phages au cours de la phagothérapie.
Outre l’absence d’effets indésirables, les réactions immunologiques font également défaut après une administration orale de bactériophages à court et à long terme. Dans cette étude, des bactériophages ciblant la souche XDR de Klebsiella pneumoniae ont été administrés par voie orale à des rats Charles Foster à des doses de 1015 PFU/ml et 1020 PFU/ml (encore plus élevées), sous forme de dose unique (dans l’étude de toxicité aiguë) et de dose quotidienne pendant 28 jours (dans l’étude de toxicité subaiguë). Un millilitre de suspension de bactériophages a été administré par sonde gastrique orale. Aucun effet indésirable n’a été observé chez les animaux de test ni chez les animaux de contrôle, et la consommation de nourriture et d’eau ainsi que le poids corporel n’ont que très peu varié tout au long de la période d’étude par rapport aux rats du groupe témoin.
Au 28e jour de l’administration des phages, du sang a été prélevé pour déterminer les paramètres hématologiques, biochimiques et cytokiniques. Les données n’ont montré aucune différence dans le profil hématologique, biochimique et cytokinique par rapport au groupe témoin. Lors des examens macroscopiques et histopathologiques, aucun changement significatif n’a pu être constaté dans aucun des groupes de traitement.
Les cytokines estimées, l’interleukine-1 bêta (IL-1β), l’IL-4, l’IL-6 et l’INF-gamma, se situaient dans la plage normale pendant l’expérience. Les résultats suggèrent que l’administration orale d’une dose élevée (1015 PFU/ml) et d’une dose très élevée (1020 PFU/ml) du cocktail de bactériophages n’a eu aucun effet indésirable, y compris aucun effet indésirable grave. De même, l’administration orale prolongée et à forte dose de bactériophages n’a déclenché aucune réaction immunologique notable.


